Les chroniques ciné de Marie Fan de Bresson, de Pialat, de Spielberg… !

« The tribe » de Myroslav Slaboshpytskiy

Ma chronique ciné sur Radio Marais : The tribe de Myroslav Slaboshpytskiy

Cannes / Semaine de la critique 2014 / Grand prix de la semaine de la critique 

(coup de coeur!)

– suivi d’une chronique écrite –

Quand Sa Majesté des mouches rencontre Orange Mécanique.  

Myroslav Slaboshpytskiy filme de jeunes sourds et muets dans The Tribe, film radical et fascinant. Le spectateur peut mettre de côté ses habitudes, ce film tourné entièrement en langage des signes déroute d’emblée. Pas de sous-titres et une ambiance sonore minimale assurent une immersion immédiate dans la vie de Sergueï, jeune élève qui va devoir intégrer un établissement glacial et décrépi pour sourds et muets au silence areligieux. Si d’apparence tout parait normal, les simples adolescents se révèlent être de jeunes monstres avec leurs propres codes. Une meute livrée à elle-même qui nous plonge dans la réalité d’un monde sauvage et totalement féroce. Racket, vols, agressions, cette société parallèle s’orchestre surtout autour de la prostitution de deux très jeunes filles réduites à l’état de marchandise. Sergueï va tomber amoureux de l’une d’entre elles. Mais là où les sentiments n’ont pas lieu d’être, la violence va pernicieusement s’intensifier. Très expressifs, les comédiens qui font leurs gammes impressionnent, transfigurant par leur jeu un silence assourdissant en une partition vibrante. La mise en scène, toute en plans-séquences, alterne plans fixes majestueux et mouvements en osmose avec le personnage principal. Cette sensation de le suivre de trop près donne le vertige. Un malaise dû aussi à cette montée en puissance sans relâche qui nous laisse sur le carreau, grisés par tant de non-bruit et de fureur.

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2 réponses à “« The tribe » de Myroslav Slaboshpytskiy”

  1. sabricollignon

    J’ai détesté ce film tout ce qu’il ya de plus complaisant , c’est pour moi du sensationnalisme écœurant qui veut nous faire passer ca pour un tour de force technique (la dernière scène veut vraiment nous achever). Ca démarrait pourtant bien avec ce mutisme intriguant dans l’école mais ce n’était qu’un feu de paille………..

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